Amour
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Apprendre
J’ai appris le temps. J’ai appris la pluie, et le soleil aussi.
Les joies, les peines, et les déchirements dont on se relève, alors que l’on se pensait anéanti. J’ai appris le Néant, et l’effrayante dissolution dans laquelle on se perd afin de n’être plus…pour naître ailleurs, Autre, Soi…
J’ai appris l’espace et les limites du cadre. J’ai transgressé, j’ai osé, me suis perdue, désespérée, effondrée, mille morceaux, décombres et cendres d’un feu dévastateur où l’Essentiel demeure.
J’ai appris la Terre, et les labours. Ensemencement, récolte, et cycles des saisons offrant chacune l’éternel retour des possibles, se renouvelant dans un ordre immuable, celui d’une croissance qui défie les éléments déchaînés et autres ravages tentant d’effacer la Vie.
J’ai appris la mort, le chagrin, et la séparation.
J’ai appris la mort, la mélancolie, et la pérennité.
J’ai appris la mort et la vie, unies pour toujours, indissociables l’une de l’autre, serrées dans une étreinte, à la vie à la mort… l’une et l’autre, actrices de la Conscience, qui voyage le chemin de vie à trépas sans souci des passages de l’une à l’autre, tout cela étant joyeusement la Vie…
J’ai appris le non-effort et l’acuité nécessaire à le vivre.
J’ai appris l’effort, aussi, et ses non-résultats.
J’ai laissé faire. J’ai lâché prise. Laisser aller. Et rien ne va plus…
J’ai respiré. Me suis relevée. J’ai pleuré, ragé, désespéré.
Et m’y suis remise, jamais lassée, jamais perdante, jamais renonçante.
De défaite en patience, de rage de vaincre en humilité, et de claques en juste retour, j’ai appris le sens, j’ai accueilli l’expérience, et j’ai vécu ce qui est, là, maintenant.
J’ai appris l’autre, les autres, pareils et différents, voulant, ne voulant plus, lâchant et contrôlant, vivants et morts, morts et vivants, tout à tour, dans une danse-miroir dont j’ai appris à ne perdre aucun reflet, aucun retour, aucune leçon.
J’apprends le Bon, le Beau, le Vrai. De toute mon Âme je m’y accroche.
J’apprends la Joie, elle ruisselle sur mes joues, et fredonne le chant du Retour.
Alors, j’apprends l’Amour, il déborde de la Vie et de ceux qui La goûtent…
Les joies, les peines, et les déchirements dont on se relève, alors que l’on se pensait anéanti. J’ai appris le Néant, et l’effrayante dissolution dans laquelle on se perd afin de n’être plus…pour naître ailleurs, Autre, Soi…
J’ai appris l’espace et les limites du cadre. J’ai transgressé, j’ai osé, me suis perdue, désespérée, effondrée, mille morceaux, décombres et cendres d’un feu dévastateur où l’Essentiel demeure.
J’ai appris la Terre, et les labours. Ensemencement, récolte, et cycles des saisons offrant chacune l’éternel retour des possibles, se renouvelant dans un ordre immuable, celui d’une croissance qui défie les éléments déchaînés et autres ravages tentant d’effacer la Vie.
J’ai appris la mort, le chagrin, et la séparation.
J’ai appris la mort, la mélancolie, et la pérennité.
J’ai appris la mort et la vie, unies pour toujours, indissociables l’une de l’autre, serrées dans une étreinte, à la vie à la mort… l’une et l’autre, actrices de la Conscience, qui voyage le chemin de vie à trépas sans souci des passages de l’une à l’autre, tout cela étant joyeusement la Vie…
J’ai appris le non-effort et l’acuité nécessaire à le vivre.
J’ai appris l’effort, aussi, et ses non-résultats.
J’ai laissé faire. J’ai lâché prise. Laisser aller. Et rien ne va plus…
J’ai respiré. Me suis relevée. J’ai pleuré, ragé, désespéré.
Et m’y suis remise, jamais lassée, jamais perdante, jamais renonçante.
De défaite en patience, de rage de vaincre en humilité, et de claques en juste retour, j’ai appris le sens, j’ai accueilli l’expérience, et j’ai vécu ce qui est, là, maintenant.
J’ai appris l’autre, les autres, pareils et différents, voulant, ne voulant plus, lâchant et contrôlant, vivants et morts, morts et vivants, tout à tour, dans une danse-miroir dont j’ai appris à ne perdre aucun reflet, aucun retour, aucune leçon.
J’apprends le Bon, le Beau, le Vrai. De toute mon Âme je m’y accroche.
J’apprends la Joie, elle ruisselle sur mes joues, et fredonne le chant du Retour.
Alors, j’apprends l’Amour, il déborde de la Vie et de ceux qui La goûtent…
MR
la dynamique du Silence
Lorsque l’expir pousse le souffle jusqu’au bout du possible, et que l’on demeure ainsi quelques secondes qui semblent être l’éternité, alors, on accède aux portes du vide, et si on ne le remplit pas derechef, il se peut même que ce portail sʼentrouvre et nous fasse respirer, d’un souffle coupé, la Vie, Elle-Même… Et l’on puise alors en son Cœur-même l’air enrichi de son énergie secrète, de celle qui donne la justesse du cœur à l’ouvrage, même si le corps réclame du repos !
Et c’est ainsi, que d’expir en inspir, on voyage au long cours, puisant à la Source-même l’énergie de l’espoir, de celui qui, contre vents et marées contraires, trace le chemin du Grand Dessein, celui qui guide chacun vers sa destinée, solidaire des autres, sur un parcours qui indique l’évolution de chacun, si déterminante pour tous.
Et c’est ainsi que l’on apprend, que l’on goûte, que l’on savoure le silence qui œuvre, et agit incognito, sans esbroufe.
Le Silence, Présence vivante qui anime tout ce qui vit, est un espace vibrant d’un son primordial, à la Source de toute création.
La plongée dans ce lieu, caché aux respirations non conscientes, dévoile un infini possible, une immensité créative, une vision spacieuse, au point que le danger serait de n’en pas revenir…
Mais de cela il n’est pas question !
C’est d’aller et venir dans et hors de cet espace qui transforme une vie ordinaire, en vécu extraordinaire…
Chaque instant de ce Silence habité est un bain d’Amour informant, donnant à l’intériorité sa forme aimante, qui est une intelligence toute particulière, celle d’un Cœur en paix, disponible et ouvert au mouvement de la Vie, à ses décodages décoiffants, à ses inventions dérangeantes, à ses merveilles créatives soufflant un renouveau inspiré sur la morne plaine de nos idées toutes faites…
C’est que sur le chemin du Cœur silencieux, on se libère des sympathies/antipathies, des attractions/répulsions et autres bons/mauvais sentiments qui fluctuent au gré de nos états d’ego, c’est à dire de nos besoins exclusifs, personnels, dont l’alpha est moi/je et l’oméga je/moi !
Trouver ce chemin-là c’est admettre en tout premier lieu que l’amour dont on parle tant n’est pas de cette texture-là. Il est attachement, possession, besoin, penchant, ce qui montre bien qu’il oblige à trouver un objet/sujet, dépositaire de ce sentiment. Il s’agit là d’un amour humain, qu’il n’est pas question de juger, mais dont il est important de connaître ce qu’il est, afin de ne point imaginer que la gentillesse ou autre bonté attachante (donc qui attache), serait une ouverture du cœur, tel qu’on l’entend.
Le Cœur, inconditionnel, est un espace libéré des entraves possessives, répulsives, attractives.
Le Cœur, inconditionné, est comme il est dit là, sans condition. Inclusif dans sa texture, il ne rejette ni n’accapare, il inclut simplement. Et c’est justement parce que cet Amour est inclusif qu’il peut ensuite se laisser traverser par ce qui ne concerne pas l’action qui se joue dans l’instant. Cela signifie, que peut-être, et pas toujours, à un autre moment, ce qui n’a pas été retenu, pourra l’être, si le tempo d’une action globale requiert, à un instant très précis, qu’une énergie puisse circuler, alors que ce n’était pas juste avant.
Et c’est ainsi, que n’est plus juste ce qui pouvait l’être le jour, l’heure, voire la minute précédente…
Au cœur d’un Silence souhaité par le Cœur, vibre la dynamique d’une créativité inépuisable, qui pour ne pas faire de tintouin, n’en n’est pas moins agissante à la manière des ronds dans l’eau qui se succèdent et s’agrandissent, jusqu’à atteindre les rives lointaines…
La dynamique du Silence est la force du sage, un outil de transformation, façonné au creux d’un inspir dont la promesse de l’expir touche tous les cœurs qui veulent apprendre l’Amour, celui qui rend Beau, Bon, Vrai.
Et c’est la destinée de l’Humain !
Et c’est ainsi, que d’expir en inspir, on voyage au long cours, puisant à la Source-même l’énergie de l’espoir, de celui qui, contre vents et marées contraires, trace le chemin du Grand Dessein, celui qui guide chacun vers sa destinée, solidaire des autres, sur un parcours qui indique l’évolution de chacun, si déterminante pour tous.
Et c’est ainsi que l’on apprend, que l’on goûte, que l’on savoure le silence qui œuvre, et agit incognito, sans esbroufe.
Le Silence, Présence vivante qui anime tout ce qui vit, est un espace vibrant d’un son primordial, à la Source de toute création.
La plongée dans ce lieu, caché aux respirations non conscientes, dévoile un infini possible, une immensité créative, une vision spacieuse, au point que le danger serait de n’en pas revenir…
Mais de cela il n’est pas question !
C’est d’aller et venir dans et hors de cet espace qui transforme une vie ordinaire, en vécu extraordinaire…
Chaque instant de ce Silence habité est un bain d’Amour informant, donnant à l’intériorité sa forme aimante, qui est une intelligence toute particulière, celle d’un Cœur en paix, disponible et ouvert au mouvement de la Vie, à ses décodages décoiffants, à ses inventions dérangeantes, à ses merveilles créatives soufflant un renouveau inspiré sur la morne plaine de nos idées toutes faites…
C’est que sur le chemin du Cœur silencieux, on se libère des sympathies/antipathies, des attractions/répulsions et autres bons/mauvais sentiments qui fluctuent au gré de nos états d’ego, c’est à dire de nos besoins exclusifs, personnels, dont l’alpha est moi/je et l’oméga je/moi !
Trouver ce chemin-là c’est admettre en tout premier lieu que l’amour dont on parle tant n’est pas de cette texture-là. Il est attachement, possession, besoin, penchant, ce qui montre bien qu’il oblige à trouver un objet/sujet, dépositaire de ce sentiment. Il s’agit là d’un amour humain, qu’il n’est pas question de juger, mais dont il est important de connaître ce qu’il est, afin de ne point imaginer que la gentillesse ou autre bonté attachante (donc qui attache), serait une ouverture du cœur, tel qu’on l’entend.
Le Cœur, inconditionnel, est un espace libéré des entraves possessives, répulsives, attractives.
Le Cœur, inconditionné, est comme il est dit là, sans condition. Inclusif dans sa texture, il ne rejette ni n’accapare, il inclut simplement. Et c’est justement parce que cet Amour est inclusif qu’il peut ensuite se laisser traverser par ce qui ne concerne pas l’action qui se joue dans l’instant. Cela signifie, que peut-être, et pas toujours, à un autre moment, ce qui n’a pas été retenu, pourra l’être, si le tempo d’une action globale requiert, à un instant très précis, qu’une énergie puisse circuler, alors que ce n’était pas juste avant.
Et c’est ainsi, que n’est plus juste ce qui pouvait l’être le jour, l’heure, voire la minute précédente…
Au cœur d’un Silence souhaité par le Cœur, vibre la dynamique d’une créativité inépuisable, qui pour ne pas faire de tintouin, n’en n’est pas moins agissante à la manière des ronds dans l’eau qui se succèdent et s’agrandissent, jusqu’à atteindre les rives lointaines…
La dynamique du Silence est la force du sage, un outil de transformation, façonné au creux d’un inspir dont la promesse de l’expir touche tous les cœurs qui veulent apprendre l’Amour, celui qui rend Beau, Bon, Vrai.
Et c’est la destinée de l’Humain !
MR (7 novembre 2016)
Tisser la Réconciliation
- Quand tissus et cellules, recroquevillés sur la souffrance, tentent désespérément de puiser dans la vitalité et l’intelligence naturelles, les poussant à équilibrer sans relâche les énergies d’un corps épuisé, c’est qu’alors seule la puissance de guérison d’un Cœur empli de gratitude et appelant à la réconciliation est en mesure de modifier la programmation délétère, ancien modèle inscrit dans les atomes si las de l’indigeste nourriture mentale/émotionnelle…
- La mode est au pardon, et je ne prête pas à ce mot les pouvoirs qu’on lui accorde… Je n’ai jamais compris l’engouement à pardonner… Sans doute parce qu’accorder son pardon, c’est considérer qu’il y a eu faute de l’autre ou de soi-même ?
- Mais qui peut dire cela ?
- Est-ce l’Être, ce divin en nous, qui se plairait à juger mon erreur ou celle d’autrui ? Qui se plairait à décider que cela est bien ou mal ?
- Est-ce l’Être, ce divin en nous, qui séparerait accompli et non-accompli ?
- Enfin, est-ce l’Être, tout baigné de Source, qui poserait son implacable jugement sur nos faits et gestes ?
- Je n’ai jamais penché vers cette solution, tant elle me semble fallacieuse et usurpatrice, se donnant des airs de hauteur là où l’inclinaison de la nuque, dans son sens symbolique d’humilité, me paraît davantage appropriée, et surtout propice à ouvrir une autre porte que celle d’un mental opérant une scission entre bien et mal…
- Je suis, en revanche, très sensible à la réconciliation, d’abord en soi, entre toutes ces parts conflictuelles qui divisent tant et sèment la discorde au cœur de nous-mêmes.
- Ré-concilier, ainsi revenir à une conciliation qui existait déjà, antérieurement à une dualité pourvoyeuse de séparation et autres affrontements guerriers…Créer par le Cœur en chemin d’ouverture, une fluidité harmonieuse vient apaiser les guerres intestines et pacifier les courants opposés, en soi.
- Déposer en soi les armes et brandir le drapeau blanc indiquant la fin des hostilités, au dedans comme au-dehors.
- Bref ! Faire la paix, simplement ! Et cesser d’alimenter les troupes revendicatrices et insatisfaites qui morcellent notre unité profonde.
- Ainsi il s’agit de réunifier, d’effacer les dissensions entre moi et moi, entre soi et Soi, entre soi et les autres par voie de conséquence.
- Je n’ai rien à pardonner qui ne l’est déjà par la part de moi voguant dans les hauteurs de l’Esprit.
- Tout est accueil dans le monde du Beau.
- Et c’est la réconciliation en soi qui ouvre l’accès de cette dimension au grand Cœur dont la vibration, inlassablement, nous honore de sa lumineuse Vision d’un monde réparé…
- Consolation, réparation, réconciliation, rédemption…
- Prendre après quelques profondes respirations, le temps d’écouter ces mots simples, et d’en prendre la mesure musicale d’un son guérisseur et vibrant de « Bien Veillance ».
- C’est tout ! La Réconciliation est une approche toute simple, évidente, coulant de Source.
- Pardonner… c’est en fait d’abord juger !
- Réconcilier, c’est laisser couler en soi un flux d’Amour effaçant la souffrance pour amener une douce rondeur dont l’apaisement qu’elle procure parle aux cellules en mal de soin et d’attention.
- C’est la simplicité de ce processus naturel qui recrée du lien entre chaque partie de soi, devenue étrangère aux autres et se débattant seule pour sa survie…
- Chaque personne réconciliée partage cet état avec d’autres, laissant ainsi fuser les énergies comme autant de caresses apaisantes vers un autre qui saura se les approprier pour une concorde qui voyagera au gré du bon vouloir de chacun, comme un trésor que l’on partage sans restriction.
- La Réconciliation, c’est fédérer chacun et tous pour une symbiose de Cœurs, où chacun, unique, verse dans le creuset commun qu’est la Conscience de Groupe, sa contribution à l’évolution du genre humain, et pas seulement…
- Alors plutôt que d’accorder un pardon selon notre bon vouloir, remercions déjà la ré-conciliation qui opère en nous lorsque nous savons nous incliner devant une Grandeur Immanente dont la vibration élevée ne parle que d’entente cordiale, partout, ici, ailleurs, au dedans, au dehors, dans toute l’expression du Vivant…
MR (26 janvier 2023)
Beauté
La Beauté est inclusive, comme l’Amour dont elle s’inspire parce qu’elle en est une des facettes miroitant l’action de ce dernier sur l’Univers…
Aimer ou voir le Beau en tout sont les deux versants d’une énergie de droit divin s’exprimant dans un monde qui prétend s’être séparé de cet état et qui se débat dans la souffrance afin de justifier d’une fatalité à laquelle nul ne pourrait échapper.
Mais pour ce qui me concerne, je m’en tiens à ceci : « la Beauté est dans l’œil de celui qui regarde » (Oscar Wilde) et j’ai un parti-pris du Beau qui n’échappe pas à mon regard que j’ai appris à rendre unifiant et non-duel.
C’est ainsi qu’en dépit de la souffrance humaine, y compris la mienne, j’ai pris la décision un jour, dans cette vie ou une autre d’ailleurs, de déceler au premier regard la Beauté inhérente à chacun…
Et voir le Beau est une vraie grâce, un don du Cœur, une fleur précieuse à choyer comme un enfant que l’on souhaite voir grandir en s’épanouissant.
Et puis, c’est une arme puissante aussi, un sourire ému que l’on adresse à la Création et qui nous le rend par une force certaine qu’elle nous transmet, comme une reconnaissance de l’avoir trouvé belle, en dépit de ce que nous, humains, nous avons pu en faire…
Une arme de dissuasion massive.
Une bombe atomisant en éclats de Lumière les tentatives séparatistes d’un autre monde, dont les décodeurs inversés s’acharnent à nier la Beauté afin d’imposer une déviance qui ne mène pas à Rome : ce chemin se perd au bout des routes de l’impossible…
Voir le Beau en tout.
Inclure dans ce regard ce que d’aucun trouverait laid parce que ne correspondant pas aux canons, quels qu’ils soient.
Et l’effet est magique.
Le Beau, comme une rivière en crue, déborde des sentiers battus, et s’infiltre dans chaque faille, chaque recoin, chaque zone d’ombre, chaque « laissé pour compte »…
Il révèle l’énergie princeps créatrice de Vie.
Il affiche la primeur d’un Beau à l’origine du Monde.
Il rappelle que tout est né du Beau et que si l’idée du laid est apparue, c’est uniquement parce que tout à coup nous avons divisé notre regard et que nous avons perdu notre faculté unifiante à voir du Cœur, plutôt que d’un cerveau analytique et diviseur.
Le Beau est à l’origine du Monde.
Le Beau anime chaque étincelle de Vie.
Il donne sa valeur à chaque élément du Vivant, quel qu’il soit et si le « laid » existe dans la prunelle du diviseur patent, c’est que sa présence est indispensable pour le cheminement en conscience de la dualité vers l’Unité.
Si le Beau est Unité alors c’est bien la division qui engendre l’incapacité que le regard aurait à déceler la Beauté initiale derrière l’apparente disgrâce.
Ce qui est séparé l’est apparemment de sa source de Beauté.
C’est bien de cela dont il est question, la Beauté est cohérence, cohésion, inclusivité, tandis que tout ce qui ne serait pas enveloppé par Elle deviendrait son contraire…
Elle embrasse néanmoins toute la Création, y compris ce qui est observé comme en étant un élément disgracieux, fabriqué, ajouté, ou ce qui est plus subtil, néfaste et destructeur… et nous avons le choix des exemples tant il y en a…
Mais dès lors que l’on intègre l’idée du Beau comme étant l’Âme de la Création, incluant aussi ce qui s’en est séparé ou croît l’être, alors on bouleverse totalement son monde intérieur et l’on accède à l’espace du Cœur qui Lui anime le Beau comme le souffleur de verre donne vie à l’objet.
Être du côté du Beau, comme l’on choisit son camp.
Choisir le Beau, à chaque instant, jusqu’à le faire devenir un état permanent, une façon de voir systématique orientée vers la profondeur du Vivant qui lui exprime quoiqu’il arrive ce qui lui donne vie…
Le Beau est partout, il sollicite nos sens pour un Éveil au Monde qui défie toutes les tentatives subversives et notoirement chargées de lourdeurs assassines.
Le Beau est le parfum subtil à reconnaître et diffuser.
Il sauve le Monde lorsqu’imposant sa loi, il harmonise les opposés, réconcilie les trouble-fêtes, gonfle les voiles d’un imaginaire en villégiature dont les pas foulent les chemins du Beau comme on suivrait les traces de la panthère des neiges : la rencontre est rare, l’instant magique si l’œil exercé discerne ce que d’aucun ne verrait pas lorsquʼimpatience et jugements à priori voilent le Beau…
Et c’est ainsi que nous passons à côté de la réalité du Monde, et c’est dommage et préjudiciable pour ceux qui sincèrement souhaiteraient cheminer vers la Paix (autre facette du Beau) tout en ne pointant que la lourdeur ambiante…
Au-dessus des tourments, par-delà la souffrance, la Beauté, à plein temps, exerce son fascinant pouvoir harmonisant et cela transcende bien évidemment le seul aspect esthétique : vivre le Beau, c’est entrer de plain-pied dans la réalité du Monde, c’est le voir en totalité, et c’est certainement la voie royale pour une incarnation responsable, efficace, et lumineuse…
Aimer ou voir le Beau en tout sont les deux versants d’une énergie de droit divin s’exprimant dans un monde qui prétend s’être séparé de cet état et qui se débat dans la souffrance afin de justifier d’une fatalité à laquelle nul ne pourrait échapper.
Mais pour ce qui me concerne, je m’en tiens à ceci : « la Beauté est dans l’œil de celui qui regarde » (Oscar Wilde) et j’ai un parti-pris du Beau qui n’échappe pas à mon regard que j’ai appris à rendre unifiant et non-duel.
C’est ainsi qu’en dépit de la souffrance humaine, y compris la mienne, j’ai pris la décision un jour, dans cette vie ou une autre d’ailleurs, de déceler au premier regard la Beauté inhérente à chacun…
Et voir le Beau est une vraie grâce, un don du Cœur, une fleur précieuse à choyer comme un enfant que l’on souhaite voir grandir en s’épanouissant.
Et puis, c’est une arme puissante aussi, un sourire ému que l’on adresse à la Création et qui nous le rend par une force certaine qu’elle nous transmet, comme une reconnaissance de l’avoir trouvé belle, en dépit de ce que nous, humains, nous avons pu en faire…
Une arme de dissuasion massive.
Une bombe atomisant en éclats de Lumière les tentatives séparatistes d’un autre monde, dont les décodeurs inversés s’acharnent à nier la Beauté afin d’imposer une déviance qui ne mène pas à Rome : ce chemin se perd au bout des routes de l’impossible…
Voir le Beau en tout.
Inclure dans ce regard ce que d’aucun trouverait laid parce que ne correspondant pas aux canons, quels qu’ils soient.
Et l’effet est magique.
Le Beau, comme une rivière en crue, déborde des sentiers battus, et s’infiltre dans chaque faille, chaque recoin, chaque zone d’ombre, chaque « laissé pour compte »…
Il révèle l’énergie princeps créatrice de Vie.
Il affiche la primeur d’un Beau à l’origine du Monde.
Il rappelle que tout est né du Beau et que si l’idée du laid est apparue, c’est uniquement parce que tout à coup nous avons divisé notre regard et que nous avons perdu notre faculté unifiante à voir du Cœur, plutôt que d’un cerveau analytique et diviseur.
Le Beau est à l’origine du Monde.
Le Beau anime chaque étincelle de Vie.
Il donne sa valeur à chaque élément du Vivant, quel qu’il soit et si le « laid » existe dans la prunelle du diviseur patent, c’est que sa présence est indispensable pour le cheminement en conscience de la dualité vers l’Unité.
Si le Beau est Unité alors c’est bien la division qui engendre l’incapacité que le regard aurait à déceler la Beauté initiale derrière l’apparente disgrâce.
Ce qui est séparé l’est apparemment de sa source de Beauté.
C’est bien de cela dont il est question, la Beauté est cohérence, cohésion, inclusivité, tandis que tout ce qui ne serait pas enveloppé par Elle deviendrait son contraire…
Elle embrasse néanmoins toute la Création, y compris ce qui est observé comme en étant un élément disgracieux, fabriqué, ajouté, ou ce qui est plus subtil, néfaste et destructeur… et nous avons le choix des exemples tant il y en a…
Mais dès lors que l’on intègre l’idée du Beau comme étant l’Âme de la Création, incluant aussi ce qui s’en est séparé ou croît l’être, alors on bouleverse totalement son monde intérieur et l’on accède à l’espace du Cœur qui Lui anime le Beau comme le souffleur de verre donne vie à l’objet.
Être du côté du Beau, comme l’on choisit son camp.
Choisir le Beau, à chaque instant, jusqu’à le faire devenir un état permanent, une façon de voir systématique orientée vers la profondeur du Vivant qui lui exprime quoiqu’il arrive ce qui lui donne vie…
Le Beau est partout, il sollicite nos sens pour un Éveil au Monde qui défie toutes les tentatives subversives et notoirement chargées de lourdeurs assassines.
Le Beau est le parfum subtil à reconnaître et diffuser.
Il sauve le Monde lorsqu’imposant sa loi, il harmonise les opposés, réconcilie les trouble-fêtes, gonfle les voiles d’un imaginaire en villégiature dont les pas foulent les chemins du Beau comme on suivrait les traces de la panthère des neiges : la rencontre est rare, l’instant magique si l’œil exercé discerne ce que d’aucun ne verrait pas lorsquʼimpatience et jugements à priori voilent le Beau…
Et c’est ainsi que nous passons à côté de la réalité du Monde, et c’est dommage et préjudiciable pour ceux qui sincèrement souhaiteraient cheminer vers la Paix (autre facette du Beau) tout en ne pointant que la lourdeur ambiante…
Au-dessus des tourments, par-delà la souffrance, la Beauté, à plein temps, exerce son fascinant pouvoir harmonisant et cela transcende bien évidemment le seul aspect esthétique : vivre le Beau, c’est entrer de plain-pied dans la réalité du Monde, c’est le voir en totalité, et c’est certainement la voie royale pour une incarnation responsable, efficace, et lumineuse…
MR (17 mars 2024)
